Toulouse

Publié le par François-Xavier

Toulouse

 

 

Toulouse (en occitan languedocien Tolosa prononcé [tu'luzo]), quatrième ville de France après Paris, Marseille et Lyon, est la préfecture de la Haute-Garonne et de la région Midi-Pyrénées, qui regroupe les départements de l’Ariège, l’Aveyron, la Haute-Garonne, le Gers, le Lot, les Hautes-Pyrénées, le Tarn et le Tarn-et-Garonne. La ville est traversée par la Garonne et le canal du Midi. Toulouse est surnommée la « ville rose » en raison de la couleur du principal matériau de construction traditionnel local : la brique en terre cuite. C'est l'une des technopoles européennes les plus dynamiques du moment ; elle détient par ailleurs le taux de croissance démographique annuel le plus élevé en Europe parmi les unités urbaines (agglomérations) de plus de 850 000 habitants. Ses habitants sont appelés les Toulousains.

L’altitude moyenne à Toulouse est de 141 mètres.

La ville est située sur un coude de la Garonne qui, provenant des Pyrénées, s’oriente au Nord-Est vers la Méditerranée puis change de direction à Toulouse en se dirigeant au Nord-Ouest vers l’Atlantique. D’ailleurs, en regardant vers le sud par temps clair, on aperçoit la chaîne de montagne pyrénéenne.

Le relief est marqué par la convergence des vallées d’affluents à la Garonne :

  • l’Ariège au sud, dominé par les coteaux pentus du Lauragais à Vieille-Toulouse qui viennent dominer la ville sur le promontoire de Pech David.
  • l'Hers-Mort qui se jette au nord de Toulouse en une vaste plaine dite de « Lalande » séparée à l’est du site même de la ville par une ligne faiblement accidentée, avec notamment les collines de Montaudran et de Jolimont.
  • À l'ouest de la ville, à bonne distance du centre-ville (6 à 7 km en moyenne), trois terrasses s'étagent pour atteindre les coteaux de Gascogne.

La rive droite de Toulouse se trouve sur une terrasse insubmersible sur laquelle la ville romaine s'est établie, et où plus tard la ville marchande et commerciale de Toulouse s'est formée. De l’autre côté du fleuve, on trouve la rive gauche avec l'ancien faubourg Saint-Cyprien, longtemps quartier pauvre en raison de sa situation morphologique. Situé plus bas de quelques mètres que la rive droite, le quartier Saint-Cyprien a souvent été soumis à de fortes inondations. Ainsi, le 23 juin 1875, Toulouse connaît sa plus forte crue. Au débit impressionnant de 8 000 m³ d’eau par seconde (300 m³ représentant son débit normal) la Garonne monta à la hauteur exceptionnelle de 9,47 m, inondant la quasi-totalité de la rive gauche de Toulouse, détruisant le pont d’Empalot, le pont Saint-Pierre et le pont Saint-Michel (seul le Pont Neuf a résisté). On dénombra 208 morts et plus de 1 219 maisons détruites et 25 000 sans-abri. Le 26 juin, le maréchal Mac Mahon se rend à Toulouse avec plusieurs ministres et à la vue du spectacle prononce sa désormais célèbre phrase « Que d’eau, que d’eau ! ». Cette situation basse explique que la rive gauche, entre la rivière Touch qui se jette au Nord de Purpan et l’actuelle chaussée du Bazacle, guet naturel aménagé, la courbe du fleuve a évolué au fil des siècles.

Le canal du Midi, œuvre de Pierre-Paul Riquet, qui reprend une courbe artificielle de la Garonne vers la Méditerranée, remonte au sud-est la vallée de l’Hers mort et traverse la rive droite de la ville.

La commune de Toulouse fait 11 830 hectares de superficie, soit environ 1 300 hectares de plus que la commune de Paris (10 539 hectares).

 

 

D'après les statistiques de l'INSEE, Toulouse est, en 2005, la quatrième ville de France avec 435 000 habitants (population intra muros) et la cinquième agglomération (761 090 habitants - recensement de 1999) ainsi que la cinquième aire urbaine (994 797 habitants - recensement de 1999) après Paris, Lyon, Marseille et Lille. C'est le deuxième plus grand centre universitaire de France (après Paris) avec près de 160 000 étudiants.

La moyenne des trois enquêtes Insee 2004-2005-2006 conduit à fournir une estimation de 435 000 habitants au 1er janvier 2005.

En 2007, selon l'AUAT et l'INSEE, on estime que la ville de Toulouse compterait plus de 443 000 habitants (contre 390 350 en 1999) et son agglomération 870 000 habitants, soit plus de 110 000 habitants de plus que lors du dernier recensement. Chaque année l’agglomération toulousaine gagne 14 000 habitants (effets de l’accroissement naturel et du solde migratoire) et l'aire urbaine, 19 000 habitants.

Si le rythme actuel se maintient, l’agglomération comptera bientôt plus d’un million d’habitants, au même titre que Paris, Lyon, Marseille et Lille, et la population toulousaine pourrait dépasser celle de Lyon d'ici 2015, faisant de Toulouse la troisième ville française.

L’aire urbaine toulousaine, représente à elle seule prés de 40% de la population de la région Midi-Pyrénées. En 10 ans, 230 000 personnes supplémentaires sont arrivées dans l'aire urbaine de Toulouse. Ainsi en 1999, un habitant sur quatre n’habitait pas l’aire urbaine dix ans plus tôt.

La population de la ville augmente principalement grâce à un solde migratoire largement positif, dû à son positionnement géographique privilégié (climat, situation stratégique entre plusieurs bassins touristiques - Pyrénées, mer Méditerranée, côtes basque et landaise, terroirs midi-pyrénéens), à une image fortement positive (qualité de vie, variété des filières de formation, positionnement socio-économique sur des industries et services à forte valeur ajoutée (aéronautique, espace, biotechnologies, systèmes embarqués, électronique, météorologie...).

Toulouse possède donc une forte attractivité vis à vis des autres métropoles françaises et européennes ; 2/3 des nouveaux toulousains sont originaires d'une autre région que celle de Midi-Pyrénées, bien souvent d'une autre grande agglomération comme Paris, et 11% viennent même d'un pays étranger.

Cette arrivée massive de population renforce le caractère métropolitain de Toulouse, les nouveaux toulousains rajeunissent la population et augmentent le niveau de qualification des actifs (souvent des cadres, professions intellectuelles supérieures, techniciens, ingénieurs…)

Enfin, de nombreux projets de dimension européenne sont sur le point d'y voir le jour et contribuent à accroître la renommée internationale de la ville : le plus grand cancérôpole d'Europe est en construction sur l'ancien site du groupe AZF et en 2007 Galileo, l'équivalent européen du GPS, aura son siège social sur les anciennes pistes de Montaudran, au sud-est de la ville. 

 

La ville bénéficie, de par sa position à l'intersection des influences océanique et méditerranéenne, d'un climat tempéré doux en automne et au printemps et assez chaud et sec en été. Les vents dominants sont, par ordre d'importance, le vent d'ouest (amenant généralement l'humidité de l'océan Atlantique), le vent de sud-est (aussi appelé vent d'autan, plutôt chaud et sec) et le vent du nord, nettement moins fréquent et généralement froid et sec (amenant l'air de masses anticycloniques froides placées sur le nord de l'Europe).

Le vent d’autan est souvent appelé « le vent qui rend fou », voire « le vent du diable », car il emporte tout sur son passage. Ainsi, le 4 mai 1916, il renverse le train Toulouse-Revel. Il influence les comportements humains et animaux par ses rafales et tourbillons (on dit qu’il énerve, ainsi, les jours de vent d’autan, les bêtes et habitants de la région sont facilement irritables), asséchant la terre et arrachant les plantes.

La ville a connu un ensoleillement de 2 152 heures en 2006 pour une moyenne nationale de 1 973 heures par an, 656 mm de pluie par an pour une moyenne nationale de 770 mm de pluie par an. De plus, Toulouse connait 24 jours de fortes chaleurs et 33 jours de gel.

Les mois les plus pluvieux sont les mois d'avril, mai et juin. Les températures minimales interviennent en Janvier avec en moyenne 5°C, et les températures maximales en août avec 23°C.

La température la plus chaude fut de 44°C le 8 août 1923 (record national) et la température la plus froide de –19,2°C le 15 février 1956. Le jour le plus arrosé eut quant à lui une pluviométrie de 82,7 mm le 7 juillet 1977 selon les sources de Météo France.

Toulouse fut frappée par une tornade le 15 mai 1980 vers 20h15. La tornade s'était formée sur l'aéroport de Blagnac puis a continué en direction de Toulouse pour finir sa course vers le quartier de Casselardit, près de Purpan. Cette tornade, classée F2, avec des vents de 200 km/h, arracha des toits et causa d'autres dommages importants. 

La ville est organisée en différentes zones à peu près concentriques :

  • la ville romaine, caractérisée par ses rues étroites et tortueuses, qui ont très peu évolué jusqu'au Moyen Âge ;
  • la ville médiévale retranchée dans ses remparts ;
  • les faubourgs du XVIIIe au XIXe siècle ;
  • la banlieue récente, construite autour de noyaux urbains fondés sur des villages proches avec la création de nombreux lotissements.

Aujourd'hui, la ville est devenue une véritable métropole européenne au même titre que Lyon, Marseille, Francfort ou Dublin[2]. Plus qu'une métropole, Toulouse s'affirme comme une technopole spécialisée dans l'aéronautique, l'aérospatial, les télécommunications, le domaine médical ... Cette technopole est elle-même composée de plusieurs technopôles (réalisation volontaire d'un site dévoué aux hautes technologies).

Enfin, ce dynamisme économique (forte hausse de l'emploi) se retrouve dans une forte hausse démographique qui entraîne la ville dans une profonde mutation de ses infrastructures, de ses logements et de ses industries. En effet, Toulouse est la capitale européenne de l'aéronautique et des industries spatiales mais elle continue de se diversifier, notamment dans le domaine de la recherche médicale, avec le futur cancérôpole.

Les environs de Toulouse furent occupés dès le paléolithique inférieur (environ -1 Ma) mais ce n'est qu'au néolithique qu'on retrouve des traces d'occupation sous forme de village comme à Villeneuve-Tolosane. On retrouve encore des traces d'occupation par l'homme au VIIIe siècle av. J.-C.et au VIIe siècle av. J.-C., comme en témoignent la nécropole du quartier Saint-Roch (Place des Carmes, vers la rue Fénétra), mise au jour en 2002.

Dès la moitié du IIIe siècle av. J.-C. (donc bien avant l'installation romaine) la région de Toulouse était occupée par une tribu celtique : les Volques Tectosages. On a retrouvé des témoignages de cette occupation dans le sud du site actuel de la ville, notamment sur la commune de Vieille-Toulouse. Il s'agit principalement de puits comblés contenant de nombreux objets pré-romains et romains.

Après avoir défait les Volques Tectosages, les Romains fondèrent la ville de Tolosa (en latin) dans une enceinte délimitée par la place du Capitole au nord, la place du Salin au sud, la Garonne à l'ouest. La ville était alors un important centre administratif et militaire de la province Narbonnaise. Les Romains, comme en d'autres grandes villes, édifièrent un très important aqueduc qui délivrait à chaque habitant autant d'eau qu'aujourd'hui (avec bien entendu une population beaucoup moins nombreuse). La plupart des vestiges de cet aqueduc ont été détruits lors des grands chantiers de construction. Une pile qui en subsistait dans la Garonne a été détruite sous le prétexte d'un danger pour la navigation, par ailleurs à peu près inexistante.

La carte médiévale de la ville laisse amplement deviner cette disposition avec le cardo se superposant à peu près avec la rue Saint-Rome. Le centre de la ville romaine se trouvait à l'emplacement actuel de la place Esquirol. Sur la carte de la période médiévale, on voit que l'enceinte a été étendue au nord autour de la basilique Saint-Sernin.Une carte intéractive permet aujourd'hui de parcourir les époques de la cartographie de la ville .

Au Ve siècle, Toulouse devint la capitale du Royaume wisigoth.

Au Moyen Âge, la ville fut longtemps indépendante. Les comtes de Toulouse étendirent leur domaine sur la plus grande partie du Midi de la France constituant ainsi la province de Languedoc. Suite à la croisade contre les Albigeois, l'Université de Toulouse est fondée en 1229, et le Languedoc est rattaché au domaine royal en 1271. Témoin de la présence des comtes de Toulouse, les restes des fondations du château comtal ont été récemment mis au jour près de la porte sud de la ville médiévale à l'emplacement de la place du Salin.

Durant la Renaissance (fin XVe, XVIe), Toulouse connut une période de grande prospérité, grâce à l'industrie du pastel.

Le 7 mai 1463 le Grand incendie de Toulouse, dans la ville médiévale, détruisit les trois quarts de la cité et ruina plusieurs églises, couvents et autres édifices publics. Propagé par un vent violent à travers les rues étroites, bordées d'habitations à pans de bois, il étendit ses ravages jusqu'à l'hôtel de ville.

Deux symboles de la ville, le Pont-Neuf et le Canal du Midi, sont réalisés respectivement en 1632 et en 1682.

Le Capitole est construit, quant à lui, au XVIIIe siècle. En 1762, se déroule l'affaire Calas : le cas d'un protestant injustement condamné provoque une célèbre intervention de Voltaire.

Le 10 avril 1814, la bataille de Toulouse oppose les Hispano-Britanniques du Maréchal Wellington aux Français du maréchal napoléonien Soult, qui, bien que parvenant à résister, sont contraints de se retirer.

Dans les années 1920, Toulouse fut la ville des pionniers de l'aviation, sous l'impulsion de Pierre-Georges Latécoère, qui instaura des liaisons avec Casablanca et Dakar. En 1927, l'Aéropostale fut créée, avec des figures comme Antoine de Saint-Exupéry et Jean Mermoz.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville fut épargnée par les combats, mais la résistance s'y développa fortement. Elle fut abandonnée par les troupes d'occupation allemandes peu après le débarquement de Normandie.

Au début des années 1960, de nombreux rapatriés d'Algérie vinrent s'installer à Toulouse, et s'ajoutèrent aux nombreux réfugiés républicains espagnols arrivés après la victoire de Franco en 1939. La ville devient préfecture de la région Midi-Pyrénées.

Le nombre d'habitants de la commune augmenta très rapidement, de 269 000 habitants en 1954 à 380 000 en 1968 puis 390 350 habitants en 1999 pour atteindre les 426 700 habitants en 2004.

En 2001, le 21 septembre, la ville subit le traumatisme de la catastrophe de l'usine AZF, avec 30 morts, plus de 10 000 blessés, la destruction des bâtiments les plus proches et de nombreux logements, notamment dans les quartiers populaires du Mirail et d'Empalot. La thèse de l'accident reste privilégiée par les enquêteurs. Le site de l'usine, rasé et dépollué, voit naître le projet de cancérôpole impulsé par la municipalité. 

 

Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Toulouse et http://www.youtube.com

Publié dans J'y ai vécu !

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tikette 01/08/2007 16:28

Ma ville préférée lol, après toulon ou avant ou apres ou avant je sais pas

François-Xavier DAVID 01/08/2007 18:32

Il y a tant et tant de villes préférées, qu'au final, je ne sais plus !

Victoria 12/06/2007 15:18

Ahhh........Toulouse!  Indeed, a beautiful city!  And I have first hand knowledge of that!