ZombiS

Publié le par Xavier DAVID

     ZombiS

 

J’ai bu la ciguë au bras d’un apollon, au bord d’un ruisseau de rêves, un ruisseau d’envie,

L’envie de toi, l’envie de vivre, paradoxale intention en ce lieu de perdition. J’ai vu !

J’ai vu, le jour tombé et la vie renaître à l’ombre des candélabres phalliques. La vie de nuit !

La vie avant la vie ou après et toujours, mais cachée et montrée. Sans exclu et sans moi !

L’interdit des inter-dits, des sous-entendus révélés ici. L’ambigu est roi, la reine s’est tue.

La reine est devenue roi, et le roi, c’est moi, roi des ténèbres, roi de ma vie, roi de mes désirs,

Je crois en toi, je crois en l’espoir d’une vie partagée mais sans exclusif, sans priorité,

Sans nous pour nous ! Sans toit pour toi, sans mois pour moi.

Je suis le zombi de ma vie, l’errant, le revenant d’un soir, d’une vie, et d’une mort passée,

Endeuillée dans le doute de l’oubli, dans la peur de rester, seul, et sans lui, sans lui, sans lui.. !

 

J’ai cru en la ciguë au bras d’un éphémère, dans le ruisseau de mes rêves, un ruisseau d’amis,

Ruisseau d’amis, ruisseau d’ennemi, paradoxal dessein pour un avenir perdu. J’y ai cru !

J’ai cru, le jour tombé à la vie renaissante, sous l’ombre phallique de la nuit !

La vie pour la vie et après mais toujours, mais cachée et dissimulée. En exclu et sans moi !

Le banni des sous-dits, des sous-entendus dévoilés ici. Le double est roi, l’absolue est morte.

La reine est devenue roi, et le roi, c’est moi, roi des ténèbres, roi de ma vie, roi de mes désirs,

Je crois en lui, à l’espoir de cette vie partagée sans mensonge, sans leurres, mais sans heure

Sans nous pour nous ! Sans toi, sans moi. Sans espoir mais sans désespoir !

Je suis le zombi de ta vie, le nomade, la vision d’un soir, d’un laps de vie, et d’un présent-passé

Endeuillé par le doute de l’oubli, par la peur de partir, seul, et sans toi, sans toi, sans toi.. !

 

J’ai bu pour toi la ciguë à ton bras bel apollon, au bord de ton ruisseau, rêves ou envie,

L’envie de toi, l’envie de nous, paradoxale intention en ce lieu de mort annoncée. J’y ai vu !

J’ai vu, le jour déchu et la vie ressusciter à l’ombre des bougeoirs érigés. La vie d’une nuit !

La vie de la vie pour après pour toujours, mais celée et recélée. Sans possédé ni dépossédé !

Le tabou des non-dits, des métaphores révélées. L'équivoque est tsar, la tsarine a été tuée

Le roi est roi, et le roi, c’est moi, roi des obscurités, roi de ta vie, roi de tes désirs, mon désir !

Je crois en toi, je crois en l’espoir d’une vie partagée mais sans exclusif, sans priorité,

Sans nous pour moi ! Sans asile pour toi, sans instant de moi.

Je suis la larve de ta vie, le forain, le vampire d’un soir, d’une vie, et d’une mort annoncée,

Endeuillée par mon doute de la peur de rester, seul, et sans lui, sans lui, sans lui.. !

 

 

Xavier DAVID

Le dimanche 9 avril 2000

Publié dans Poèmes et textes

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