Sigismonde PLET, ma grand mère maternelle !

Publié le par Effix

 

Sigismonde Plet 

Débitrice de boissons et buraliste à Hornoy

Née le 12 janvier 1900 - Amiens (80)

Décédée le 2 mars 1994 - Bergerac (24)

Inhumée en mars 1994 - Amiens (80)

Décédée à l'âge de 94 ans

 

Fille de Louis Isidore PLET et Marie Estelle CHATELAIN

Jumelle de Marceau PLET

 

mariée puis divorcée d'un jumeau (également) François FOURRAGE, Chevalier de la Légion d'Honneur, Médaille Militaire et Croix de Guerre 14/18

 

Sigismonde et François ont eu 3 enfants :

1.- Jean, Alexandre, né 28 avril 1919 aux Bouillons (44) fusillé par les Nazis le 8 mai 1944 au bois de Gentelle (80), Chevalier de la Légion d'Honneur (28/12/1953).

2.- Janine, née le 11 juin 1930 et décédée le 6 décembre 1934.

3.- Françoise, Janine, Sigismonde, ma mère, née le 14 juin 1936 à Hornoy (80).

 

 

 

 

Chevalier de la Légion d'Honneur (17 janvier 1962),

Officier de la Légion d'Honneur (2 avril 1974),

Médaillé de la Médaille Militaire,

Médaillé de la Croix de Guerre et de la Médaille de la Résistance (1939-1945),

 Médaille de la Victoria Cross (1939-1945)

 

Aînée des jumeaux. Née la deuxième ! Parents domiciliés au 208, route de Saveuse à Amiens lors de sa naissance à son domicile à 7h00. Résistante pendant la guerre 1939-1945, elle est déportée dans les camps de concentration allemands. Refus de la Grand Croix de la Légion d'Honneur en 1992. Domiciliée lors de son décès "Beauportail" Pombonne à Bergerac.

 

de gauche à doite au 1e rang : fille inconnue probablement enfant adoptive de la Grand'Tante Yvonne, petit garçon dans le genou de son grand-père : Jean, Alexandre, né le 28/4/1919.

deuxième rang : Marceau, frère jumeau de mamie, la grand'tante Rosemonde en communiante, l'arrière grand-père Louis Isidore PLET, la grand tante Yvonne.

troisième rang : l'arrière-grand-mère Marie Estelle CHATELAIN, la grand'tante Isabelle, le grand-père François FOURRAGE, Sigismonde PLET.

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5 SEMAINES EN 1945 : (extraits)

 

 


Souvenirs d'exode.

Fuite de Leipzig au travers du reste de l'Allemagne.
(Récit du vendredi 13 avril au samedi 19 mai 1945.

Vendredi 13 avril 1945 : fin du travail à 10 heures, les Anglo-américains approchent de Leipzig. (
http://sitartmag.com/suzannemaudet.htm )
Pendant ce temps : le jeudi 12 avril : Franklin DELANO-ROOSEVELT, homme d'Etat Américain est décédé. Harry Truman lui succède.


A Vienne, le gouvernement provisoire proclame l'indépendance de l'Autriche.
Samedi 14 avril 1945 : Départ de Leipzig à 2 heures du matin. Nous avons marché jusqu'à 7 heures et demi, nous nous sommes reposés pendant environ une heure. Puis nous avons repris notre route jusqu'à Wurzen, en direction de Dresden où nous sommes arrivés pour midi.

 


On nous parque dans un champ immense où nous étions peut être 8 à 10 000 personnes, d'avantage de femmes que d'hommes.
Grands bombardements suivis de miraillages. Puis on nous fait repartir, nous sommes exténués de fatigue, de froid et de faim. Nous marchons toute la nuit.

Dimanche 15 avril 1945 : Vers 6 heures du matin nous arrivons à Oschatz, dans un camp immense où l'on nous parque à nouveau. Il fait un froid terrible.
Cela fait trois jours que nous n'avons pas reçu de vivres, quelques unes d'entre nous arrivent à faire du feu. On nous fait chauffer un peu d'eau dans des boîtes que nous buvons avec avidité et malgré le froid intense qui nous engourdit, nous nous couchons par terre, enroulées dans nos couvertures et nous essayons de dormir.
Quelques heures plus tard, à nouveau de violents bombardements, les avions nous survolent et nous distinguons nettement les initiales "US" des avions alliés.
Peu après nous reformons à nouveau nos colonnes et nous reprenons notre route. On fait d'abord partir les hommes, puis les juives, les polonaises et les russes avec les soldats et les "Offizierin", viennent ensuite les françaises et les belges.
On nous abandonne sur la route.
Nous sommes affamées. ALors que nous passons devant un champ de colza, nous en mangeons pour calmer les affres de la faim.
Nous sommes horriblement fatiguées.
A ce moment nous sommes seules, les rangs se dispersent et les groupes se ferment. Chacun va de son côté. Nous avons la joie de trouver ds prisonniers français sur notre chemin. Ceux-ci font la collecte entre eux et nous donnent de quoi manger un peu ; ils nous cherchent même de quoi coucher.
Nous sommes un groupe de six femmes, nous couchons dans un ferme où nous sommes très bien accueillies, ils nous mettent de la paille dans un petit réduit et, enveloppées dans nos couvertures, nous avons bien dormi et avons eu très chaud.

Pendant ce temps, début de l'offensive soviétique sur Berlin.

Lundi 16 avril 1945 : Le matin, la fermière nous apporte des tartines beurrées, du café au lait et de la bouillie, cela nous réconforte. Elle nous fait cuire un chaudron de pommes de terre et nous prie de partir au plus vite de peur que les allemands nous voient.
Il est midi et, depuis ce matin, il y a des bombardements terribles, nous sommes dans les prairies enfin libres, nous espérons bientôt être entre les mains des alliés.
"Désillusions". Vers 20 heures, alors que nos bagages, bien minimes mais encombrants, étaient prêts, et que nous attendions deux camarades parties en reconnaissance pour ne pas coucher dehors, nous voyons arriver deux hommes (je pense que c'est le Maire et le Garde Champêtre). Il nous ordonnent de partir et de les suivre. Ils étaient cependant très polis. Malgré cela, ils ne nous ont pas permis de rester plus longtemps et nous n'avons pu attendre nos camarades ; ils ont mis un peu de paille dans un vieux hangar et nous y avons passé la nuit. Nous étions un peu inquiètes sur notre sort.
Hélas nous étions reprises...

Mardi 17 avril 1945 : vers 6 heures la porte du hangar s'ouvre et nous repronons la route. Après trois kilomètres de marche environ, nous arrivons à Naundorf, dans une sorte de centtre d'accueil, c'est une ancienne maison de culture physique. Nous sommes, hommes, femmes et enfants, tous ensembles et de toutes nationalités, sur la paille... C'est un spectacle écoeurant...
Nous faisons du feu dehors entre quatre briques et faisons cuire les pommes de terre que l'on nous a données. Nous recevons deux quarts de soupe pour la journée.
Les bombardements reprennent. On nous parle encore de transport pour le lendemain. On nous donne aussi un huitième de pain et du hachis cru ainqi qu'un quat de café....

à suivre...

Publié dans effix31500-genealogie

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tifenn 19/05/2005 14:26

euh je réécris car je suis au lycée et je ne sais pas si ca a marché
Cette dame je ne l'avais pas déjà vu quelque part
il me semble que je la connais?
du moins son visage m'est familié!

tifenn 19/05/2005 14:25

je l'avais pas déjà vu Sigismonde?? Elle me rappelle quelqu'un!
Son visage du moins dès que j'ai vu la photo m'a rappelé quelqu'un!
bisous papa!!!