A parenthèse ouverte...

Publié le par DAVID

A parenthèse ouverte...

 

La vie m’a apporté l’amour d’une femme, la seule femme,

Les enfants, réussite d’une vie comblée, gloire sans tricherie,

Gloire sur la destinée, victoire au combat de nous.

J’ai ouvert les parenthèses, parenthèses de la vie,

De l’amour, de la solitude et de l’envie, l’envie de voir,

L’envie de connaître ce que m’apprendra l’expérience, la sensibilité d’autrui.

J’ai cultivé le doute et en redemande encore et toujours.

La parenthèse s’est ouverte, sans jamais cesser de repousser à l’extrême les points,

Petits points de suspension. Un artifice à l’existence, la pyrotechnie de la séparation.

La mise à feu !

J’ai pris en mot de passe, des clés, clés de l’espoir,

Clés de la confiance, clés de la confidence, clé d’un éphèbe,

Le bonheur retrouvé ou tout simplement, découvert.

J’y ai cru, j’y crois encore et y croirais toujours.

Les clés ouvrent la porte de l’entente, la solitude,

La jalousie preuve d’un amour exclusif et sincère. Le vrai !

            Les portes se sont alors confiées, sans méfiance,

            Sans peur, sans cracher ce que chacun espérait, l’autre !

Les jeux, premiers contacts de l’un à l’autre, l’oubli de la solitude,

L’oubli de l’oubli de l’autre, des autres, de l’autre lieu des rencontres isolées,

L’oubli d’un passé proche que l’on se force par pudeur, à ne dévoiler,

Ou à ne point cacher, dès le premier jet.

L’oubli de soi, l’envie d’un arrêt du temps, en une ivresse cardiaque,

Un arrêt de soi, ne plus exister qu’avec l’autre.

Pour un instant, une minute, une seconde, encore, et toujours.

J’ai ouvert ces parenthèses, et m’efforce de perdre la seconde, l’ultime.

Étourderie volontaire, la recherche du bien être, du mieux être, du mieux exister,

Recherche de soi en l’autre, recherche de l’autre en soi,

La ressemblance, la similitude, une analogie.

La sincérité, la franchise et l’honnêteté.

La recherche d’un suicide sentimental,

Un suicide des pensées, en une dépouille charnelle inexistante,

Sans éclat, sans  peur, annoncé.

J’ai cru en l’autre, sans que l’autre ne cesse d’idolâtrer l’autre aussi,

Mais qui est l’autre s’il n’est moi, ou qui suis-je ?

François-Xavier DAVID
12 avril 2000
1 mois avant divorce....

227

Publié dans effix31500-genealogie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Nath 11/09/2009 08:37

Superbes mots...Que dire de plus, si ce n'est que la résonnance qu'ils peuvent avoir...J'ai le sentiment de me lire...étrange...Merci.

Effix 12/09/2009 10:22


alors c'est un joli compliment de se savoir lu par quelqu'un qui se reconnait dans le texte, aurais-je le don de me mettre à la place de mon lecteur ?