La complainte d'un futur suicidé

Publié le par Xavier DAVID

 

 

La complainte d’un futur suicidé ©

 

J’avais tout pour être heureux, sauf le bonheur, le bonheur d’être heureux,

Mes enfants m’ont aimé, je pense qu’ils m’aiment encore, simple pensée,

Simple supposition, mais Dieu seul sait si je le mérite ou pas !

Je n’ai pas fait le bonheur autour de moi, la déprime s’installe, pas à pas,

Un cancer qui me ronge, de jour en jour. Les cauchemars me hantent,

Mes rêves n’ont plus rien de joyeux. Je suis le chemin de la mort qui m’appelle.

Je veux rejoindre cet enfant chéri, perdu depuis longtemps, le revoir,

Vivre dans l’au-delà, sans contrainte, sans souci, sans question. Avec lui !

Le bonheur ne se conjugue pas au passé, le bonheur doit être présent,

Ou futur, mais qu’est ce qu’un futur quand il fait si sombre en mon esprit !

La nuit ne voit plus le jour et mon jour pointe son nez, le jour de ma nuit,

Nuit éternelle, enfin.

 

J’ai fait la quête éperdue de mes racines, j’ai rejoint, relié, retrouvé, des hommes,

Des femmes, des enfants issus de notre même père et notre même mère ! Ancêtres. 

Ma mission n’a qu’une fin, celle de mon oubli, ma discrétion imposée par la vie,

L’éternité à jamais ! Mon nom est maintenant inscrit, figé, comme sur la plaque

De la tombe qui m’attend en terre tranquille, loin de ma patrie chérie.

 

J’aurais tout eu pour être heureux, sauf la satisfaction, le plaisir d’être heureux,

Mes parents m’ont aimé, je pense qu’ils m’aiment encore, simple pensée,

Simple supposition, mais Dieu seul sait si je les mérite ou pas !

Je n’ai voulu que leur bonheur, à mon ami aussi, mais la déprime s’est installée,

Ce cancer qui me ronge de nuit en nuit. Des utopies me hantent,

Mes songes n’ont plus rien d’enchantement. Je poursuis cette mort qui m’appelle.

Je souhaite revoir mon enfant chéri, abandonné depuis longtemps, le rejoindre,

Vivre dans l’au-delà, sans violence, sans déception, sans interrogation. Avec lui !

Le bien-être ne se conjugue plus au passé, le bonheur doit être présent,

Ou futur, mais qu’est ce qu’un futur quand il fait si sombre en mon esprit !

Mes nuits ne voient plus le jour et mon jour pointe le nez, le jour de ma nuit,

Nuit éternelle, bientôt !

 

Xavier DAVID

Le vendredi 18 février 2005 10:54 a.m.

Publié dans Poèmes et textes

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Lady B 01/03/2005 13:34

Tu as raison, faut que ça sorte gars. Mais peut-être pas devant tes enfants qui t'aiment?

tifenn 20/02/2005 20:27

Finalement je n'aime pas ton poème car en disant ça tu ne vois pas que nous on sera encore plus triste que tu ne peux penser.
Papa, arrête s'il te plaît de penser à tout ça...

tifenn 19/02/2005 23:04

papa il est joli ton poème mais que ferons nous si tu n'es plus là?
On t'aime énormément papa!!!!!!!!!

WE LOVE YOU!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Tuatini aussi on y pense!!
( j'ai gardé son passeport il est rangé dans mes affaires et des fois je le ressors et je pense fort à ce petit frère dont je n'ai que quelques souvenirs très confus)
je t'aime papa ...bisous

gwenn-aelle 19/02/2005 00:29

je ne vois pas....et ce n'est pas juste de faire ça comme ça.