Souvenirs du Cathéchisme ....






 









Le dormeur du Val et Le Déserteur

Arthur Raimbaud,
Boris Vian,
Serge Reggiani

 

C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C'est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m'en vais déserter

Depuis que je suis né
J'ai vu mourir mon père
J'ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants
Ma mère a tant souffert
Elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers
Quand j'étais prisonnier
On m'a volé ma femme
On m'a volé mon âme
Et tout mon cher passé
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J'irai sur les chemins

Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens:
Refusez d'obéir
Refusez de la faire
N'allez pas à la guerre
Refusez de partir
S'il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président
Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n'aurai pas d'armes
Et qu'ils pourront tirer

 

Bienvenue chez les Ch'tis





A quelques jours de la sortie nationale du film de Dany Boon "Bienvenue chez les Ch'tis", donc voici une bande annonce,


je voulais vous présenter la petite ville où j'ai vécu, dans le Nord, quand j'étais enfant !

Pérenchies !

Une amie, habitant Cherbourg il y a quelques années, en même temps que nous, habite maintenant dans cette même ville et m'a fait parvenir quelques photos....

Hallucinant, rien n'a changé, ou presque, seul le café que mes parents tenaient à l'époque, est devenu une maison particulière !

Le magasin de jouets où je regardais les trains électriques au moment de Noël est devenu un vidéo-club, le reste est resté inchangé !

Un peu d'histoire :

Pérenchies a plus de 7000 habitants dénommés Pérenchinois(e)s. D'un village agricole, elle est devenue, au siècle dernier, une cité industrielle textile. Située à l'ouest de la métropole lilloise, Pérenchies développe ses zones artisanales.

Pour certains, elle a une origine celtique. Pour d’autres, le nom dérive d’un mot latin. Le plus vieux document écrit date de 1101. C’est un parchemin.

Au moyen âge, les terres appartiennent à une seigneurie vicomtière. Les seigneurs de Pérenchies y possèdent des terres et un donjon sur motte.

Plusieurs fois, au cours des siècles, le village est détruit.

Au XVIe siècle, la religion réformée semble y avoir tenu une école.

En 1667, Pérenchies et la région deviennent françaises. En 1789, le village compte 500 habitants. La première municipalité est créée. L’église est vendue ; c’est la révolution française.

En 1800, Pérenchies est un bourg rural composé de 151 maisons. On y cultive des légumes et du tabac. On y trouve deux moulins.

En 1838, une filature de lin est construite par M. Le Blan ; elle utilise la vapeur. En 1848, elle est rachetée par la famille Agache qui va la développer et lui donner une importance nationale. A cette époque, le chemin de fer s’installe dans la commune.

En 1900, la population atteint plus de 3 200 personnes. Toute la vie de la ville gravite autour de la fabrique. Entre 1914 et 1918, une guerre cruelle s’abat sur notre cité. Elle sera presque entièrement détruite car elle sert de base de repli pour les troupes allemandes.

La ville reçoit la médaille militaire pour son courage. Celle-ci figurera désormais sur ses armoiries qui sont les armes des anciens seigneurs. La ville renaîtra de ses cendres.

En 1946, un calvaire catholique est érigé en remerciement d’avoir été épargnée durant la Seconde Guerre Mondiale.

Au cours du XXe siècle, diverses populations étrangères (Belges, Polonais, Italiens, Portugais), viennent s’installer sur notre commune à la recherche d’un emploi ou de meilleures conditions de vie.

En 1973, Overath (Allemagne) et Pérenchies se lient d’amitié par un jumelage.

En 1985, l’usine Agache ferme ses portes et quitte Pérenchies.

En 1998, Pietralunga (Italie) se jumelle à Pérenchies.



Souvenirs !


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Il s'agit là du bar de l'autre côté de chez nous, en fait en face de la boulangerie. Nous habitions dans le bar qui était mitoyen avec la boulangerie. Entre cette fameuse boulangerie (d'où est prise cette photo, et ce bar, il y a une rue, qui à l'époque n'était qu'un chemin de terre qui ne menait nulle part ! dans les champs ! Au bout, il y avait un vieux train, ou un wagon, je ne me rappelle plus très bien, et nous jouions avec mon frère et les copains de quartier. Je rappelle quand même qu'à l'époque j'avais moins de 6 ans !



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L'actuelle "boulangère", à l'époque, la dame qui tenait la boulangnerie avait une main en moins, cela m'avait toujours impressionné ! J'allais très régulièrement chez eux ! Il faut croire que je devais bien y être accueilli !



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La boulangerie, on remarque bien la "rue" maintenant à l'époque un chemin de terre battue, et donc, à côté de la boulangerie-pâtisserie, une porte marron, à l'époque, elle était bleue, et était la porte d'entrée du café - routier que tenaient mes parents ! A la place du volet blanc actuel, une grande vitrine, au premier étage, fenêtre de droite c'était ma chambre !



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On poursuit vers le centre de Pérenchies, quelques maisons, dont une, plus loin, avec une porte violette, la maison d'Isabelle, mon amie maintenant à Pérenchies !



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La maison d'Isabelle, juste à côté d'une Pizzeria-Kebab qui n'était pas là bien entendu, à cette époque !


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On contiue dans la rue en direction du centre ! Sur le côté droit de la photo, nous longeons l'usine Agache, qui a fermé ses portes en 1985 !


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La Presse-Vidéo, mon ancien magasin de jouets. Quand je revenais de l'école, bien souvent avec ma mère ou ma grand mère, nous passions sur le pont de chemin de fer, à gauche sur la photo, et je m'empressais d'aller coller mon nez gelé sur la vitrine du magasin de jouets. J'y voyais un magnifique train électrique qui tournait de toutes ces lumières de Noël qui scintillaient en cette période de fête ! La neige tombait tous les hivers, et le train qui passait sous le pont avait sa vapeur en ébullition au dessus du pont... Souvenirs magiques, retour en enfance ! Que de souvenirs, plus de 40 ans déjà...



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On continue sur le pont en direction de l'église ! C'est par là que j'allais à l'école ! Rien n'a changé de ce côté là! L'église est la même, normal, elle est en briques, peu de changements!



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Sur le pont ! je ne savais pas dire "le train qui fume" mais je disais : "le crain qui pume"....



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On arrive près de l"école ...


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Le Square, juste avant l'école...



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L'école Sainte Marie,



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En face de l'école !


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On revient vers le café, enfin l'ancien café de mes parents !



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Entrée de la rue Edouard Agache !



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Toujours vers la rue Agache et l'ancienne usine du même nom !



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Toujours le retour en direction de Premesque !



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Nous v'là rev'nus !


Mille fois "merci" Isabelle,
Bises,

Les Wriggles





En visitant un blog aujourd'hui, celui de nane528, j'ai découvert un groupe que je ne connaissais pas du tout, mais alors, là, c'est le coup de foudre !

J'espère que vous partagerez mon goût pour ces hommes qui chantent les choses vraies de la vraie vie !

Dites moi sincèrement ce que vous en pensez !

Pourquoi, pourquoi :

Chez Nane528, il y a avait cette chanson, celle qui m'a fait craquer et aimer ce groupe !

Mon p'tit mec et moi :

 

 

 

 



Puis d'autres chansons, toutes aussi géniales ! enfin, ce n'est que mon avis !

Plouf :

Ma philosophie :

Les voisins :

Le Bouillon :



Juste avant que :

etc ...

Merci Nane !

La schizophrénie

 

La schizophrénie fait aujourd'hui la une des média… Mais que cache réellement ce nom inquiétant ? Cette maladie qui touche plus de 1 % de la population se manifeste par une modification de la personnalité, et la perte du contact avec la réalité. Quelles sont les causes ? Les personnes touchées sont-elles dangereuses ? Doctissimo fait le point sur un problème difficile à vivre pour les malades mais aussi pour leurs proches.

Reconnaître les signes

La schizophrénie débute généralement à l'adolescence. Elle se traduit par divers signes : bouleversement de la personnalité, réaction inappropriées, mutisme, impulsions soudaines et irraisonnées… Le plus souvent, des signes avant coureurs permettent de déceler le trouble avant qu'il ne s'installe. Découvrez les symptômes de cette maladie.

La modification de la personnalité

La schizophrénie est une psychose qui se manifeste par une modification profonde de la personnalité, et la perte du contact avec la réalité. Très fréquente, elle touche près de 1 % de la population, et de façon égale les filles et les garçons.

Il n'y a pas une, mais des schizophrénies, dont les caractères communs sont :

  • L'âge de début, entre 15 et 35 ans ;
  • La diminution de l'élan vital ;
  • La dissociation mentale ou la discordance : c'est une rupture de l'unité psychique de la personne, qui aboutit à un bouleversement de la personnalité, à des réactions totalement inappropriées et à une indifférence devant des éléments porteurs d'une charge émotionnelle ;
  • Une inhibition de l'activité mentale (perte d'intérêt) qui favorise un repli sur soi, avec apparition de fantasmes délirants ou hallucinatoires.

La schizophrénie peut débuter de manière très différente d'une personne à l'autre. Dans de nombreux cas, la mise en place est progressive et la schizophrénie est précédée par des "états schizoïdes" qui permettent encore à l'individu de mener une vie quasi normale. Il apparaît songeur, renfermé et sujet à des impulsions irraisonnées. Il décroche sur le plan scolaire et reconnaît lui-même avoir de plus en plus de difficulté à se concentrer. L'entourage essaie souvent de minimiser le caractère pathologique de ces comportements. Les troubles affectifs qui les accompagnent sont souvent attribués à une "crise d'adolescence".

Le caractère semble changer : le jeune est morose, froid, indifférent, il n'a plus d'élans affectifs, il s'isole de plus en plus et abandonne ses investissements extérieurs, fuit la compagnie de ses camarades et se montre irascible, hostile. Ses bizarreries deviennent plus nombreuses, son regard se dérobe. Il sourit sans raison ou esquisse des mouvements dont on ne perçoit pas la cause. Sa sexualité est souvent perturbée.

Il arrive que l'adolescent lutte instinctivement contre la dépersonnalisation qui le menace, et qu'il s'attache alors à une idée, un concept religieux, un idéal politique ou un système philosophique, autour duquel il tente de se "rassembler". Mais il apporte dans cette foi une confusion d'esprit ou un rationalisme systématique jusqu'à l'absurde qui révèle la profondeur du trouble mental.

Un tiers des schizophrènes ne passent pas par les phases préliminaires et s'installent rapidement dans leur délire. Dès lors, ces malades sont plongés dans une indifférence absolue. Ils éprouvent parfois l'impression d'être dédoublés.
Une fois la maladie installée, le schizophrène ne parvient même plus à vérifier sa propre réalité. Il sourit à des sujets graves, n'achève pas ses gestes ou les rend mécaniques comme ceux d'une marionnette. Il croit qu'on lui dérobe sa pensée, qu'il entend des voix ou toute autre manifestation délirante. Le plus souvent, il ne peut, pas mettre en doute son délire qui peut parfois le conduire à effectuer des actes absurdes.

Quelles sont les causes ?

La cause est actuellement inconnue. Cependant, il existe des familles dans lesquelles ce trouble est plus fréquent, ce qui met vraisemblablement en jeu un facteur génétique. Des facteurs environnementaux, viraux et biologiques sont aussi probablement en cause. L'origine du trouble serait donc multifactorielle.

Quels sont les traitements ?

Il est souvent nécessaire d'hospitaliser ces personnes, parfois en urgence, en particulier au début de la maladie. Les médicaments neuroleptiques peuvent atténuer les symptômes. Une psychothérapie et un suivi dans une structure de soins permettent également d'aider le schizophrène.

Reconnaître la schizophrénie

Comme de nombreux troubles mentaux, la schizophrénie est une maladie difficile à identifier. C'est souvent à l'entourage de reconnaître le trouble et d'en parler. Mais de nombreuses idées reçues circulent sur les signes et les manifestations de ce problème. Doctissimo fait le point sur les symptômes d'une maladie très étudiée mais encore mal connue.

La schizophrénie est un trouble qui touche l'organisation de la pensée. Ses manifestations sont très diverses. Les principaux symptômes sont les suivants :

 Des troubles de la pensée : Les pensées sont désorganisées, incohérentes, inadaptées, accélérés ou ralenties… Le malade ne parvient pas à hiérarchiser l'information et synthétiser ce qu'il veut dire.

 Des délires : Les idées délirantes sont le fait que la personne croit des choses fausses. Cela peut revêtir différents aspects : croire que l'on est la réincarnation d'une personne célèbre, que l'on parle aux extraterrestres, que l'on est victime d'un complot… Il est extrêmement difficile de convaincre le schizophrène que ses idées sont fausses.

 Des hallucinations : Il existe principalement des hallucinations auditives (entendre des voix ou des sons inexistants). Elles sont présentes chez 2/3 des patients. Mais il peut également y avoir des fausses perceptions au niveau sensoriel (impression d'être touché quand il n'y a personne par exemple), visuel, olfactif ou gustatif.

 Des émotions négatives : On rencontre souvent une perte d'intérêt, un manque de volonté, une absence de motivation… Le malade se referme sur lui-même. Il peut y avoir également des émotions qui surviennent de manière inappropriée (rire sans aucune raison ou lors d'un événement dramatique par exemple).

 Des troubles du comportement : Le malade peut avoir des moments d'agitation aiguë ou au contraire des états de stupeur. Il va avoir des attitudes ou des mouvements souvent exagérés. Dans les cas de crises aiguës, des agressions mineures et des actes violents peuvent survenir, mais restent rares. Des automutilations peuvent également survenir et le risque de crise suicidaire existe.

Tous les malades n'expriment pas tous ces symptômes, et l'intensité varie selon les personnes. C'est d'ailleurs pourquoi on parle de schizophrénies au pluriel.

De nombreuses idées fausses

De nombreuses idées reçues circulent sur la schizophrénie. Ainsi, on croit souvent que les malades souffrent tous d'un dédoublement de la personnalité. Or ce n'est généralement pas le cas. Il est également courant de penser que le schizophrène est violent et peut devenir dangereux pour son entourage. Pourtant, les problèmes d'agressivité surviennent rarement, et uniquement lors de crises aiguës. En outre, il est important de ne pas oublier que la schizophrénie reste une maladie, qui nécessite à ce titre une prise en charge médicale, et que la seule volonté du patient ou son changement d'environnement ne suffiront pas à résoudre les troubles.

Schizophrénie : des symptômes qui ne trompent pas !

Des symptômes invisibles, une absence de cause… mais une vulnérabilité certaine de la personne : difficile souvent de détecter la schizophrénie pour l'entourage ! Car l'expression "caricaturale" de la maladie, avec manifestations délirantes et dissociation de la personnalité, est rare… Alors quels sont les signes qui peuvent être révélateurs ?

Maladie grave, la schizophrénie est plus fréquente que la maladie d'Alzheimer ou le diabète ! Elle survient chez une personne sur 100, adolescent ou jeune adulte trois fois sur quatre. Les signes d'une psychose schizophrénique sont extrêmement nombreux et pour y voir plus clair, moult tentatives de classifications ont été faites. Ils sont habituellement "étiquetés" en symptômes positifs, caractérisés par un excès des fonctions normales ou à l'inverse en symptômes négatifs, quand ces fonctions sont déficitaires.

Les symptômes positifs

Ils sont eux-mêmes regroupés en manifestations délirantes et en symptômes de désorganisation. Les premières résultent d'une interprétation erronée des expériences. Comme les idées délirantes de persécution, de vol ou d'insertion de la pensée, lorsque par exemple le patient est persuadé que des forces extérieures le parasitent et le poussent à agir dans un sens qu'il ne souhaite pas. Ou encore qu'un article dans le journal, une parole de chanson, est spécifiquement dirigé contre lui. Ces manifestations délirantes peuvent être secondaires à des hallucinations qui peuvent emprunter tous les sens, l'ouïe, la vision, l'olfaction… mais qui sont le plus souvent auditives.

Les symptômes de désorganisation comprennent des troubles de la pensée et des comportements bizarres. La désorganisation de la pensée se manifeste par des propos divagants, parfois même incohérents. Au chapitre des comportements bizarres, une agitation, sans but précis, des attitudes inappropriées…

Les symptômes négatifs

Le syndrome dissociatif est le point commun des psychoses schizophréniques : la personnalité paraît se disloquer, ce qui produit une angoisse terrible, le patient ayant l'impression de ne plus connaître les limites de son corps. L'enchaînement des pensées ne se fait plus. S'y ajoutent un mutisme, un émoussement de l'affectivité et une perte de l'élan vital. Un sentiment d'ambivalence, suscitant, d'un instant à l'autre, de l'amour puis de la haine, un désir de fusion aussitôt remplacé par une envie de séparation définitive, se traduit par des mouvements affectifs paradoxaux. Des comportements qui concourent à l'impression d'étrangeté, de discordance.

Types et sous-types

Non seulement les symptômes peuvent ne pas être tous présents, mais leur intensité peut varier : les manifestations de la schizophrénie sont alors plus insidieuses. On décrit ainsi des formes de la maladie plus paranoïaques, plus désorganisées, plus catatoniques (quand les symptômes physiques sont davantage au premier plan), ou indifférenciées en cas de symptômes mixtes. La maladie peut être également classée en fonction de la présence et de la gravité des signes.

Le diagnostic est en tout cas établi sur deux ou plusieurs symptômes caractéristiques, présents pendant une grande partie d'un intervalle d'un mois, et des signes qui annoncent la schizophrénie dans les 6 mois qui précèdent l'apparition de la maladie. L'entourage se doit donc d'être vigilant et ne doit pas hésiter à faire appel au médecin en cas de trouble réel du comportement. Car plus tôt se fera la prise en charge et meilleure elle sera…

La schizophrénie est une maladie encore très mystérieuse, qui fait l'objet de nombreuses recherches. D'ores et déjà, on a pu identifier des facteurs favorisant l'émergence des problèmes, tel que la consommation de psychotropes. Tour d'horizon des causes de ce trouble.

Si l'on ne guérit pas de la schizophrénie, les traitements permettent aujourd'hui aux malades de retrouver une vie quasi-normale. La prise en charge passe par des médicaments, neuroleptiques et antipsychotiques, et un soutien psy. Les bonnes habitudes au quotidien sont également importantes, notamment chasser l'alcool et les drogues. Tour d'horizon…

Dans le trouble schizophrénique, la famille et les proches sont les alliés indispensables de la prise en charge. Mais il est souvent difficile d'apporter son soutien, quand le schizophrène vous rejette et que la société stigmatise la maladie. Demander conseil à d'autres proches de malades est alors une aide précieuse.

 

Source : http://www.doctissimo.fr

La paranoïa


(le délire paranoïaque)

Qu'est-ce que c'est ?

C'est une psychose caractérisée par un délire systématisé, sans affaiblissement des capacités intellectuelles.

Cette psychose débute à l'âge moyen de la vie sur un fond de caractère paranoïaque (méfiance, orgueil, hypertrophie du Moi, susceptibilité, jugement faux, rigidité du psychisme) à la suite bien souvent d'un conflit psychoaffectif d'importance variable.

Le délire est bien systématisé, interprétatif et les réactions agressives contre autrui sont violentes et fréquentes.

Le sujet, comme dans toutes les psychoses, adhère totalement à son délire.

Causes et facteurs de risque

Plusieurs sortes de délires paranoïaques sont décrits :

- le délire d'interprétation :

C'est un patient chez qui un beau jour tout devient subitement clair, tout s'explique, tout s'illumine.

A partir d'une perception ou d'une sensation réelle, le malade construit un délire systématisé, souvent de persécution, dans lequel tout prend une signification personnelle pour lui : il juge intentionnel et souvent malveillant le hasard.

Ces déductions sont parfois vraisemblables et le patient peut même présenter des preuves qui provoquent parfois le doute et même l'adhésion de l'entourage.

- Le délire de jalousie est un délire passionnel portant sur l'infidélité supposée du partenaire.

- Le délire de revendication :

l'éclosion du délire est brusque et rapide à l'occasion d'un fait réel et précis : surtout un préjudice, un procès perdu, une injure faible, un avancement retardé, une réforme repoussée...

Dans tous les cas, il s'agit d'une injustice vraie ou fausse dont le malade se considère la victime et entreprend d'obtenir réparation.

L'idée de préjudice devient une idée, fixe, obsédante, dominante.

Le besoin d'obtenir la réparation est impérieux. Il s'accompagne d'un état d'exaltation passionnelle et ces patients sont bien connus des magistrats.

Parmi ces délirants revendicateurs les psychiatres reconnaissent :

  • Les "quérulents processifs" ou procéduriers qui se ruinent en procès ;
  • Les "idéalistes passionnés" qui luttent avec acharnement pour une idéologie politique. Ce sont les fanatiques de la politique et de la religion; ils élaborent un système délirant de réforme sociale, religieuse ou artistique, et ajoutent souvent à des idées généreusement utopiques la cruauté la plus terrible ;
  • Les "inventeurs méconnus" qui doivent s'efforcer de prendre des précautions et de déjouer les complots ;
  • Les "délirants hypochondriaques", etc.

Traitement

 

L'hospitalisation est parfois nécessaire, parfois même l'internement psychiatrique, quand le paranoïaque accuse un persécuteur précis.

Les neuroleptiques sont souvent associées à la psychothérapie.


Source : http://www.doctissimo.fr

Mes jumelles







Techno Niké





Killian, et son copain Thomas dans leurs oeuvres


Certificate of the King's Commendation




BRISTISH EMBASSY
PARIS           



6th November, 1946

Madam,





I have pleasure in transmitting to you herewith a certificate of the King's Commendation for Brave Conduct in recognition of the services rendered by you to the Allied Cause during the war.

I am requested by His Majesty's Principal Secretary of State for Foreign Affairs ro express to you, on behalf His Majesty's Government, their high appreciation of your conduct, to which I would wish to add my own sincere congratulations.

I am, Madam,

Your obedient Servant,


Duff Cooper




Madame Sigismonde Fourrage
Hornoy,
(Somme).




Source : Archives personnelles

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